Kadhafi, c'est rien qu'un copiteur !

Publié le par Noir Papillon

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Qu'on m'en pardonne, ce blog n'a pas vocation de révolutionner le monde, mais juste d'essayer de regarder l'actualité avec un regard inhabituel et, si possible, comique. Réussir à rire de tout, même du pire, relève du devoir moral, mais quand on compte les morts par centaines, que les habitants sont bombardés par l'armée de leur propre pays, et que le gouvernement promet des fleuves de sang, sincèrement... c'est dur. J'avais donc jusqu'ici esquivé l'information la plus importante du moment, la révolution en Lybie.

 

Mais heureusement, les dictateurs, eux, demeurent experts du ridicule ! Mouammar Kadhafi, qu'on croyait au Vénézuela, est apparu à la télévision Lybienne... sur le siège passager d'une voiture dans un décor impossible à identifier, brandissant un parapluie, pendant une vingtaine de secondes ! Pendant ce laps de temps ridicule, il n'aura point parlé de repression, de révolte ou envoyé le moindre message à son peuple. Il soulignait juste qu'il pleuvait à Tripoli et qu'il ne fallait pas croire ceux qui prétendaient qu'il avait quitté son pays.

 

Et c'est tout.

 

Peut-on imaginer une telle absurdité : un tyran sanguinaire aux prises avec un soulèvement sans précédent apparait quelques secondes pour parler de la pluie hors de tout cadre officiel ? En fait oui, c'est même assez facile. Imaginons un instant notre propre président aux prises avec une situation très compromettante qu'il est incapable de gérer (pas trop dur, jusque là) ; interviendrait-il clairement pour prendre position dans un problème dont il ignore l'issue ? Bien sûr que non ! Il montrerait quelques images de lui, bien à son avantage, pour indiquer qu'il est là, que, hou là là non, ce n'est pas un pleutre qui fuit les problèmes et qu'il s'occupe de tout. En vérité, il serait loin, bien planqué, et occupé à d'autres choses moins ambitieuses.

 

Difficile, au vu des vingt secondes d'intervention de Kadhafi, de ne pas le croire bien loin de la Lybie, pendant que ses hommes de main massacrent à tour de bras. Mais la stratégie de terreur semble heureusement montrer ses limites. Revirements et désertions deviennent fréquents, et certaines factions de l'armée commencent à prendre le parti révolutionnaire.

 

Il pleut des bombes, et l'homme fort du pays brandit un parapluie... tout est dit.

 

Publié dans Révolution Arabe

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