Pour ceux qui en doutait encore, Nicolas Sarkozy a quitté son uniforme présidentiel pour entrer en campagne. On commence avec un gros tour de séduction du côté de l'extrème-droite, sécuritaire et xénophobe. Dans deux ans tout ça sera loin...
Pour ceux qui en doutait encore, Nicolas Sarkozy a quitté son uniforme présidentiel pour entrer en campagne. On commence avec un gros tour de séduction du côté de l'extrème-droite, sécuritaire et xénophobe. Dans deux ans tout ça sera loin...
Dans la suite du feuilleton de l'été, l'audition d'Eric Woerth est l'élément qui a suscité le plus d'attentes, alors qu'il ne pouvait rien en ressortir. Soit il est
innocent, et dans ce cas il n'a rien d'intéressant à ajouter qui n'ait déjà été dit, soit il est coupable et vu les enjeux il ne peut que se taire.
Parfois il faut avoir l'honnêteté de reconnaitre que l'actualité est nulle.
Alors que l'affaire Bettencourt envahit tout l'espace médiatique, on nous annonce une réunion des ministres pour traiter des problèmes causés par les gens du voyage. La diversion ferait sourire si on en était pas saturé.
Ceci dit, pour une fois, elle tape aussi à côté. Le gouvernement a une image de plus en plus infréquentable ; ce n'est pas le moment de sortir les crocs du racisme.
David Douillet s'est annoncé disposé à accepter un rôle de ministre des sports si Nicolas Sarkozy pensait à lui lors du remaniement ministériel annoncé pour octobre. Prenant cette déclaration comme une menace, Rama Yade l'a traité de "ceinture noire du ridicule". La formule est bien trouvée, mais dans sa réaction épidermique, ne mériterait-elle pas elle-même un deuxième dan ?